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Entraînements.

Diel Vandwalle
Diel Vandwalle
Lecture 8 min
Entraînements.
Graph : DielV

 Ce cours propose des entraînements inédits, extrêmement simples, de courte durée. En les pratiquant régulièrement, durablement, en les associant à la lecture du cours,  vous constaterez peu à peu qu’ils se mettent en place avec légèreté dans votre vie.

Point commun entre toutes ces entraînements  : ils consistent toujours à prendre un “recul“ vis-à-vis de notre psychisme. (En savoir plus? Cliquez ci-dessous)

Recul

"Là maintenant", votre psychisme est au travail, il capte, analyse, interprète ce qui touche vos sens, associe ces données à ce qui surgit de vos mémoires (souvenirs, savoirs, imaginaires...), à ce qui forme votre personnalité. En même temps, en réponse à ce qu'il reçoit, et en fonction de ses analyses et interprétations, il génère des flux d'images et de pensées. Il a aussi, parmi d'autres, une étonnante capacité : il peut prendre un léger recul vis-à-vis de …lui-même. Un peu comme s’il se regardait dans un miroir, je m’explique : grâce à cette fonction consciente, vous pouvez vous voir en train de faire ou de penser des choses habituelles. Vous pouvez aussi vous revoir en train de faire ou penser ces choses quelques secondes, quelques heures, quelques jours avant…C’est vous qui réglez le temps de décalage.
Souvent aussi, le psychisme vous impose un temps de décalage : des souvenirs d’enfance s'imposent sans que vous n'ayez rien demandé.
La même fonction de recul s’applique au futur proche, lointain, à travers vos projets, vos rêves, ou la représentation de ce que vous ferez quand vous aurez fini de...
C’est le même psychisme qui vous plonge dans une semi-conscience en vous imposant des pensées, répétitives, obsessionnelles. Je peux me gratter la tête pendant deux minutes, ou agiter nerveusement la jambe, et m'en rendre compte au moment où je quitte un nuage de pensées pour revenir à ce qui m'entoure. « Mais t'étais où?-Euh...réfugié en haut du donjon je pense.-Mais qui assiégeait ton château?-Une armée de pensées je pense.»

Le cours propose deux séries d’entraînements, à pratiquer en parallèle :

Le YOGA BASE :
Cette série d'entraînements m'est venue spontanément pendant une épreuve : dix jours de “Covid accompagné d’une surinfection bactérienne sur les poumons". Épuisé,  fièvres, vertiges, heures à tousser en se déchirant les bronches. Dix jours d'oxygénation, perfusion, antibiotiques.
Le Yoga était là tout le temps (même durant les nuits sans sommeil). Je me suis senti tranquille, confiant.
Maintenant que ça va mieux, je me suis dit : c’est quoi ce Yoga? Pas les postures ( comme celles qu’on admire sur les belles photos). Pas les techniques de respiration compliquées. Plutôt un Yoga basique, simple, doux.
-Le Yoga Base, c’est la présence du corps, du souffle, maintenant.
-Le Yoga Base, c’est rester en contact avec cette présence, avec  soi-même.
Je partage ces entraînements pour les moments d'épreuve, quand le quotidien s'alourdit, se plombe, quand la vie s’effondre. Et pour tous les jours dès que ça va mieux, ce que  je vous souhaite chaleureusement.
Les entraînements resteront en accès libre sur ce site.
(J’ai commencé les enregistrements en fin de maladie. Ça s’entend un peu. Voilà.)

-Le YOGA BASE développe et aiguise un “septième sens“, kinesthésique, et un "huitième", proprioceptif.
👀 si si, Ces sens existent, on s'en sert un peu s’en sans rendre compte, en les associant  instinctivement  aux cinq sens connus, mais ce ne sont pas des sens “supplémentaires“ ou “annexes“. Les sportifs de haut niveau, les acteurs, les danseurs, les utilisent pleinement.
En savoir plus? Cliquez ci-dessous

Parfums de Culture 

La plupart du temps, nous SOMMES notre psychisme, sans pouvoir nous en distinguer. À certains moments, extensibles grâce à l'expérience et/où à l'entraînement, nous pouvons prendre un recul et nous en distinguer . Trois façons de le mettre en perspective, de l'exposer à notre regard, cohabitent dans notre Histoire.
Les traditions philosophiques occidentales passent par la conduite des pensées, autrement dit le raisonnement. Elles s'appuient sur une fonction du psychisme : une capacité de “décalage“, reliée aux propriétés du Temps, qui permet à l'intellect de se considérer lui-même, soit à partir du passé immédiat (et même lointain), soit à partir d'une projection sur le futur et, grâce à ce léger dédoublement, de pouvoir agir sur la production et l'ordonnancement du flux de pensées. En même temps, le processus met volontairement de côté, met en cache, les espaces sensoriels (parcourus de sensations, images, désirs, affects, pulsions instinctives), pour mieux diriger la pensée dans un sens logique.
Les traditions religieuses, toutes, pour favoriser la réceptivité à leurs enseignements,  passent par l'apaisement des flux de pensées, de pulsions, affects, qui traversent sans relâche les espaces du psychisme. Toutes les formes de prière chantée et répétitive : litanies, mantras, invocations, incantations...participent au processus, renforcées par les postures et gestes d'abandon (agenouillement, prosternation, assise en lotus, en seisa, mains jointes, bras ouverts...). Ces démarches, souvent codifiées sous forme de rituels, mènent provisoirement l'organisme physique et psychique à un état stable, paisible, sécurisant, (qui est aussi un espace disponible, accueillant, de ce fait ouvert à tout endoctrinement, car la réceptivité que favorisent ces rituels est propice à toutes sortes de manipulations).
Les traditions orientales utilisent largement la deuxième approche et, paradoxalement, pour se connecter au psychisme, elles en ajoutent une troisième qui peut se suffire à elle-même, sans référence religieuse.
Pour le dire en langage actuel : elles se fondent sur deux fonctions psycho-organiques :
-La kinesthésie : une perception consciente des mouvements des différentes parties du corps, même si on ne voit pas ces mouvements. Un septième sens donc.
-La proprioception : une sensibilité très profonde du corps à lui-même. Les cinq sens connus captent les infos extérieures, ce huitième sens capte en général les douleurs, tensions et inconforts à l'intérieur du corps. Une fois éduqué, il capte aussi les zones détendues, et plus encore, il peut agir sur ce qu'il perçoit.
-Elles se fondent également sur les propriétés du souffle.
Ces sens, et le sens du souffle, sont peu pris en compte dans notre Culture, leur éducation est plus ou moins laissée au hasard : certains d'entre nous les utilisent "naturellement", les sportifs de haut niveau en particulier. Les apprivoiser, les éduquer, en devenir conscient, ne va pas vous encombrer, mais plutôt alléger tout ce qu’il y a à faire dans la journée et faciliter vos temps de repos.
Les entraînements et pratiques proposés dans ce cours s'appuient largement sur ces capacités naturelles : perception des mouvements (kinesthésie), sensibilité profonde (proprioception), régulation du souffle.

Quant au “6ème sens“, attribué au feeling intuitif, célébré dans les polars, exploité couramment lors des rencontres ( "Je le sens pas ce type -Moi si, et je n'aime pas trop ce qu'il dégage"), on dit qu'il se développe avec le vécu, avec l'expérience... Nous en reparlerons.


-les LUCIDITÉS
Ce sont des observations, (dans le sens remarque, attention, constat, viewing, watching, monitoring)
Ils aident à observer les “zones réactives“ du psychisme dans les circonstances de la vie quotidienne :
Zone réactive? 🤔 Le psychisme de tout un chacun réagit constamment à ce qu'il voit, entend, a vu, lu, sous forme de commentaires, à peine conscients sauf si on prend un recul. Il émet un peu comme un radiateur qu’on ne débranche jamais, qui chauffe et consomme de l’énergie en continu.
Commentaires faits d’évaluations, préjugés, idées toutes prêtes, jugements, issus d’un fonds commun de règles et d’usages familiaux, culturels, sociaux, ou alors en rébellion contre ces  consensus.
Les émissions du psychisme sont la plupart du temps anodines : les “ça commence à m’énerver“, “attention là“, “chouette! super!“ “marre, plein le dos“…
Moins anodins : “pour la centième fois je te répète que..“, “je n’en peux plus“…
Moins anodins : la série des conditionnels : “tu devrais“, “il n’aurait pas du“, “tu aurais quand même pu“, “si j’avais su je t’aurais dit et crois-moi je n’aurais jamais“…
La réactivité mène à des dynamiques d’insatisfaction, de frustration, d’agacement, de colère sourde, qui deviennent des habitudes de fonctionnement, qui installent une sécession, un clivage permanent : on garde ses distances, on se méfie, on s’ignore, on s'envoie des piques, on se défie, on s'affronte... des mois, des années…Le paraître, le coolisme, l’apparat, le rang à tenir, maquillent ou enterrent la séparation, aggravant le malaise. Le désir de rupture est fréquent, une goutte d'eau, en débordant, peut déclencher le processus de séparation.

⚠️ Dans les extrêmes, morbides : la violence psychique de “l’homme de glace“, nommé ainsi et décrit dans la tradition Yiddish, (concerne aussi bien les femmes) :
«Vous pouvez dire et faire ce que vous voulez, cela m’indiffère. Je resterai là, sans bouger, impassible, muet. Vous avez pourri ma vie, je pourris la vôtre. Pour toujours.»
⚠️ Dans les extrêmes, morbides : la violence physique des “ménades“. La tradition gréco-romaine les dit furieuses et violentes. Elles se rencontrent pour déblatérer, s’excitent et s’étourdissent. S'ensuivent des déchaînements hystériques : elles se jettent sur les humains, enfants, compagnes, compagnons, les démembrent, les dépècent.

Photo Indie B

Brrrr...On voit ça dans les films d'horreur et cependant... En dehors des crimes conjugaux qui font la une des médias durant de longs et douloureux procès, il existe une violence relationnelle “ordinaire“, qui se manifeste au quotidien. La violence, l'agressivité, sont inscrites dans le fait de vivre, autant dans le monde animal que dans le nôtre. Elle est intégrée à la nature humaine. Notre nature humaine.
Ici, à l'occasion de ce cours, on tentera de constater lucidement, en nous-même, sa présence, ses schémas, ses manifestations, les stratégies qu'on adopte pour  la masquer. Simplement constater : pas pour la condamner, tenter de l'éradiquer (on verra à quoi peuvent mener ces tentatives), mais bien pour la comprendre, apprendre à utiliser l'énergie qui la sous-tend, sainement, utilement pour nous et les autres.
La réactivité du psychisme  est autant intellectuelle qu’émotionnelle, volontiers maquillée avec des arguments rationnels. La large gamme d’attitudes et de comportements qu’elle produit, de l’anodin au morbide, si elle peut nous emporter dans des comportements compulsifs, peut également devenir consciente, et de ce fait orientable. Apprendre à  observer cette réactivité, en nous, la voir à l’œuvre sous forme de fantasmes, pulsions, flambées de rage, mépris, envies de faire mal, de revanche, passages à l’acte, permet non seulement de prendre du recul, mais aussi de la détecter  dans l’entourage sans s’indigner mécaniquement, de comprendre plus clairement, et au final de conduire plus efficacement notre vie relationnelle. Ça vaut la peine d'essayer.

Les "Lucidités" s'appliquent aussi à nos potentiels, aux dons reçus qu'on ignore parfois, ou dont on doute, et qui demandent à s'exprimer dans un ou plusieurs domaines de notre vie.


💡
Les entraînements sont écrits et enregistrés. Si vous pouvez lire chaque texte avant de pratiquer l'entraînement, vous obtenez une compréhension globale. Ceci dit, vous trouverez à l'usage ce qui vous convient le mieux : Lire en écoutant? Lire puis écouter? Mémoriser les grandes lignes et tester sans support visuel ou audio?...
" Et si ça ne marche pas? Je ne sens rien. C'est compliqué. Je ne comprends pas...
- Souvent, quand on débute dans ce domaine, les sensations sont floues, cotonneuses, certaines parties du corps ne répondent pas. Cela signifie que kinesthésie, proprioception, et souffle, ont besoin d'être éduqués. Avec le temps, les sensations se précisent, deviennent fiables. Commencez d'abord par les trois basiques : sentir qu’on existe, souffle habituel, souffle frotté, et cultivez-les. Reprenez-les aussi, librement, à l'occasion de mini-pauses dans le flux quotidien (quelques secondes suffisent pour sentir qu'on existe là maintenant).
-L'enregistrement va un peu vite? Si c'est le cas, écoutez-le en lisant le texte, puis faites l'entraînement seul, à votre rythme et à votre façon.
Les premières fois, trouvez un environnement calme, protégé, switchez sur mode avion, installez-vous confortablement. Vous allez passer un petit moment avec vous-même!...Au bout d'un certain temps, quand ils deviennent familiers, pratiquez-les yeux ouverts, dans votre milieu de vie. Vous constaterez peu à peu qu'ils savent trouver leur place dans le concret de vos journées : en travaillant, en shoppant, dans les transports, en émergeant des écrans, en pratiquant votre sport...

Au fait : les muscles posturaux, insérés près des os, sont là pour vous maintenir droit, (que vous soyez debout ou assis), sans devoir contracter les groupes de muscles moteurs (dédiés à l'action). Vous sentirez rarement leur présence, leur puissance (sauf après de longues stations debout…) On s'entraînera à sentir leur soutien, à le distinguer du soutien inutile qu’opèrent les muscles moteurs, le genre de soutien qui nous oblige à contracter les quadriceps ou les fessiers pour simplement tenir debout




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